VMware après Broadcom : quand et comment migrer vers Proxmox
Fin des licences perpétuelles, offres regroupées, minimums par cœur : la facture VMware a explosé pour beaucoup de PME. Les critères pour décider, et une méthode de migration prudente.
Depuis le rachat de VMware par Broadcom, finalisé en novembre 2023, la virtualisation est devenue un poste de coût imprévisible. Les licences perpétuelles ont disparu au profit d’abonnements, la gamme a été regroupée en quelques offres, et le tarif s’établit au cœur avec des minimums d’achat. Selon plusieurs analyses sectorielles, le minimum est passé de 16 à 72 cœurs en avril 2025, et des PME rapportent des hausses de plusieurs centaines de pour cent — avec des écarts importants selon les contrats, à prendre comme des ordres de grandeur (SoftwareSeni, Communicat). Gartner anticipe que, d’ici 2028, environ 70 % des clients VMware migreront au moins la moitié de leurs charges.
Faut-il migrer ? Quatre questions pour décider
- Quel est votre coût de renouvellement réel, comparé à celui d’une alternative avec support ? Faites le calcul sur trois ans, en incluant le temps de migration.
- Utilisez-vous des fonctions propres à l’écosystème VMware (automatisation avancée, réseau défini par logiciel, outils de sauvegarde spécifiques) ? Ce sont ces dépendances qui coûtent le plus cher à remplacer.
- Votre parc est-il de taille PME (quelques hôtes, dizaines de machines virtuelles) ? Dans ce cas la migration est un projet de semaines, pas d’années.
- Votre contrat arrive-t-il à échéance ? La fenêtre de renouvellement est le bon moment pour négocier — ou partir — sans payer deux fois.
Pourquoi Proxmox est une option crédible
Proxmox VE est une plateforme de virtualisation libre qui combine KVM pour les machines virtuelles et LXC pour les conteneurs, avec cluster, haute disponibilité, stockage répliqué et sauvegarde intégrée (Proxmox Backup Server). Le logiciel est libre ; l’éditeur vend des abonnements de support et l’accès aux dépôts stables. Le coût se déplace des licences vers l’exploitation : il faut des compétences, ou un prestataire pour les fournir. C’est l’un des composants de notre propre pile d’infrastructure, aux côtés de Docker et Kubernetes.
Une méthode de migration prudente
1. Inventorier. Machines virtuelles, systèmes invités, dépendances réseau, besoins de performance et de disponibilité, fenêtres d’arrêt acceptables.
2. Monter une plateforme cible en parallèle et valider la sauvegarde avant toute bascule : une migration sans sauvegarde restaurée avec succès est un pari.
3. Commencer par les machines peu critiques (test, développement) pour roder les outils d’import, les pilotes invités et le réseau.
4. Basculer par vagues, avec un plan de retour arrière pour chacune, en gardant l’ancien environnement jusqu’à la validation des utilisateurs.
5. Documenter et superviser. Procédures d’exploitation, supervision, tests de reprise : l’environnement doit être exploitable par quelqu’un d’autre que la personne qui l’a monté.
Les pièges
- Oublier les licences des systèmes invités (certains éditeurs lient la licence au matériel ou à l’hyperviseur).
- Négliger le stockage : performances et redondance doivent être dimensionnées dès le départ.
- Sous-estimer le transfert de compétences : une plateforme libre sans personne pour l’exploiter n’est pas moins chère, juste moins visible.
Pour comparer on-premise et cloud avant de décider, voir notre article sur le choix entre Trustiaboot et Trustinstance, et notre analyse des coûts IT en open source.
Sources
Questions fréquentes
Quelles alternatives à VMware pour une PME ?
Proxmox VE est l’option la plus crédible pour un parc de taille PME : une plateforme de virtualisation libre qui combine KVM pour les machines virtuelles et LXC pour les conteneurs, avec cluster, haute disponibilité, stockage répliqué et sauvegarde intégrée. Le logiciel est libre, l’éditeur vend du support : le coût se déplace des licences vers l’exploitation.
Pourquoi la facture VMware a-t-elle autant augmenté ?
Depuis le rachat de VMware par Broadcom, finalisé en novembre 2023, les licences perpétuelles ont disparu au profit d’abonnements, la gamme a été regroupée en quelques offres et le tarif s’établit au cœur avec des minimums d’achat — passés de 16 à 72 cœurs en avril 2025 selon les analyses sectorielles citées en sources.
Combien de temps prend une migration de VMware vers Proxmox ?
Pour un parc de taille PME — quelques hôtes, des dizaines de machines virtuelles — c’est un projet de semaines, pas d’années. La durée dépend surtout des fonctions propres à l’écosystème VMware que vous utilisez : automatisation avancée, réseau défini par logiciel, outils de sauvegarde spécifiques. Ce sont ces dépendances qui coûtent le plus cher à remplacer.
Faut-il attendre la fin de son contrat VMware pour décider ?
La fenêtre de renouvellement est le bon moment pour négocier — ou partir — sans payer deux fois. Comparez d’ici là votre coût de renouvellement réel à celui d’une alternative avec support, sur trois ans, temps de migration inclus. Gartner anticipe que d’ici 2028, environ 70 % des clients VMware migreront au moins la moitié de leurs charges.
Une question sur votre situation ?
Faites l’auto-audit — 93 questions, sans inscription — ou demandez directement un audit gratuit : on regarde votre cas précis.
